28/07/20

6 bonnes raisons de se mettre au padel

padel conseils technique

Sport majeur chez nos voisins espagnols (notamment), le padel connaît depuis plusieurs années un succès exponentiel en France. Pas étonnant tant les vertus de cette discipline, placée sous l'égide de la FFT depuis 2014, sont nombreuses...
 

1/ C'est un sport "fun" et spectaculaire

C'est peut-être la raison n°1 de son succès grandissant. De par ses règles du jeu, la configuration du terrain avec les vitres arrières et latérales qui viennent complexifier l'équation, mais aussi de par son accessibilité technique sur laquelle on reviendra, le padel engendre des échanges à rebondissements, longs et spectaculaires, qui séduisent rapidement les néophytes. 

"Quand j'ai découvert ce sport, j'ai accroché tout de suite et je ne l'ai plus jamais lâché, confirme la Tahitienne – basée à Madrid - Léa Godallier, qui est désormais à 25 ans n°3 française au World Padel Tour derrière Alix Collombon et Laura Clergue, sa partenaire de double. Il y a un côté tactique qui est hyper excitant. On a envie de faire le point rapidement et en même temps, il faut "travailler" les adversaires, chercher la faille avant de s'y engouffrer, ça rend les échanges vraiment très sympas."

Pour vous en convaincre, on ne saurait trop vous conseiller d'aller consulter un petit florilège sur le web...
 

2/ C'est un sport "facile" à jouer...

Tout le monde le dit, et c'est probablement aussi une des clés de sa popularité : le padel est un sport dans lequel, même sans expérience, on peut s'amuser voire performer très rapidement. "C'est une discipline très accessible qui ne demande pas de grandes bases techniques pour renvoyer la balle, explique Léa Godallier. Le terrain est petit (20x10 m), ce qui facilite les choses. Du coup, cela permet de toucher un public plus grand."

"Le gros avantage du padel, c'est que c'est un sport qui s'adapte à vous et non l'inverse, abonde Franck Binisti, fondateur de Padel Magazine. On peut s'amuser quel que soit son niveau technique mais aussi physiquec'est une discipline très évolutive."

Bien sûr, le fait de pratiquer ou d'avoir pratiqué le tennis, comme Léa Godallier (elle a été -4/6) mais aussi de nombreux joueurs et joueuses françaises de haut niveau, donne des facilités d'apprentissage. Mais l'on peut aussi progresser très vite sans avoir la moindre expérience d'un sport de raquette, le but étant d'assimiler au plus vite les réflexes spécifiques au padel, notamment l'utilisation de la vitre.

 

3/ C'est un sport complet et sans temps mort

Sans être trop exigeant sur le plan technique, le padel nécessite toutefois un panel de qualités qui en font un sport particulièrement complet. Raquette en main, déjà, "il faut un très bon œil pour arriver à lire la trajectoire de la balle, rendue encore plus incertaine par les vitres, détaille Léa Godallier. Mais aussi beaucoup de toucher pour être capable de trouver toutes les zones stratégiques du terrain" 

Même si, au padel, patience est mère de toutes les vertus, il faut également de la puissance pour finir le point quand l'occasion de présente. Pour ceux qui jouent aussi au tennis, c'est idéal pour travailler la volée, le smash et plus globalement la main et la concentration.

Physiquement, le padel est là aussi assez exhaustif. Vélocité, détente, freinages brusques, étirements... La discipline n'est pas avare en mouvements. "Au haut niveau, c'est un sport qui peut être très cardio, surtout chez nous, les filles, car les échanges sont plus longs, souffle Léa Godallier. Ce sont beaucoup de déplacements très rapides, avant-arrière, avec peu de temps pour récupérer car les points s'enchaînent vite." 

En effet, du fait de la faible distance à parcourir pour ramasser les balles ou se replacer, le temps de jeu effectif au padel est très élevé, alors que les échanges répétés à vive allure nécessitent d'être très réactif et solide sur ses appuis. "Il faut sans cesse être très bas sur ses jambes, souple, réactif, rapide, endurant, bref il y a beaucoup de domaines à travailler", récapitule Léa.


4/ C'est un sport qui a des vertus de ré-athlétisation

En même temps, comme dit plus haut, le padel reste très accessible même pour ceux qui n'ont pas une grande condition physique "La grande force du padel, c'est que c'est un sport qui s'adapte vraiment à votre niveau, détaille Franck Binisti. Chez les pros, les échanges sont rapides et intenses. Mais on peut aussi jouer de manière plus posée, en plaçant la balle. En fait, c'est un sport qui évolue en fonction des progrès. C'est donc parfait aussi pour se remettre en forme." 

D'ailleurs, en Espagne, le padel est souvent pratiqué dans le cadre d'une rééducation post-blessure, notamment des membres inférieurs. Franck Binisti lui-même a commencé à pratiquer après une grave chute en snowboard : "Le padel a cet avantage de solliciter beaucoup de muscles mais ce en toute sécurité, puisqu'il se pratique sur des surfaces "régulières" (la plupart du temps des moquettes enrichies en silice, Ndlr), sur lesquelles on peut glisser en douceur." 

On pourrait rajouter le travail de rééquilibrage général de ce sport qui est un parfait compromis entre puissance et souplesse.

 

5/ C'est un sport qui prône la mixité et la convivialité

C'est un autre de ses gros points forts : la convivialité unanimement saluée du padel, qui prône avant tout la bonne ambiance et le mélange des genres.

C'est lié à la nature même de la discipline qui, outre son côté "fun" dont on a parlé, se pratique en double, ce qui favorise la sociabilité. La proximité des partenaires et des adversaires fait qu'il est plus facile de se parler, voire de plaisanter tout en croisant le fer. 

Un bon esprit qui, malgré une concurrence féroce, demeure d'ailleurs au très haut niveau, si l'on en croit Léa Godallier."Bien sûr, les matches sont acharnés mais toujours avec énormément de respect. Je n'ai jamais eu le moindre problème sur un terrain. Et c'est franchement très appréciable."

En France, la convivialité est entretenue par des compétitions généralement organisées sur une courte période (entre ½ journée et trois jours), et qui font donc la part belle à la mixité, jusqu'aux tournois de catégorie P500. Une possibilité inhérente à la discipline, qui permet à la technique de s'exprimer tout autant que la puissance. "J'ai moi-même participé à deux reprises à des tournois contre des hommes, et c'était vraiment super", abonde Léa.

Enfin, le classement du padel, effectué sous forme de "ranking", remporte également un franc succès. 

 

6/ C'est un sport en plein essor

Inventé à la fin des années 60 par un Mexicain qui l'a vite importé à Marbella, le padel connaît depuis un gros engouement en Espagne et dans divers pays hispanophones. En France, il ne cesse de grignoter son retard.

Aujourd'hui, on estime à près de 70 000 le nombre de pratiquants dans l'Hexagone, dont plus de 18 000 licenciés (et plus de 10 000 compétiteurs classés), soit 3,6 fois plus qu'en 2018. Bien sûr, cette hausse des joueurs s'accompagne d'une hausse des infrastructures : on trouve désormais plus de 730 terrains sur le territoire français. 

La FFT, qui a obtenu en 2014 la délégation ministérielle pour la gestion du padel, a joué un rôle-clé dans son développement, grâce aussi à l'organisation de nombreux tournois de très haut niveau. 

A ce propos, rappelons que, dans le cadre de son plan de soutien et de relance, la FFT organise six P 2000 entre août et décembre 2020, aux dates et lieux suivants : 

. 21-23 août : TC du Mas à Perpignan (Occitanie).
. 11-13 septembre : Club Les Pyramides au Port Marly (Ile-de-France).
. 25- 27 septembre : Toulouse Padel Club (Occitanie).
. 9-11 octobre : El Padel Club de Wambrechies (Hauts-de-France).
. 23-25 octobre : Padel Horizon de Sucy-en-Brie (Ligue Ile-de-France).
. 4-6 décembre : Big Padel à Mérignac (Ligue Nouvelle-Aquitaine).

Léa Godallier dans ses œuvres.

©Cédric Lecocq, Franck Binisti / FFT