08/11/17

Lille, pour un retour gagnant !

#FFT - Le stade Pierre Mauroy prêt à s'embraser de nouveau pour le tennis
Coupe Davis Equipe de France

Dans le Nord, la convivialité et le savoir-accueillir ne sont pas de vains mots. Plutôt des concepts qui savent se rendre très concrets dans les gestes et les paroles du quotidien. Le retour de la Coupe Davis un peu plus de deux mois après une demifinale d’ores et déjà historique face à la Serbie – le record absolu d’affluence pour une demifinale a été battu avec 47 908 spectateurs sur le week-end – et trois ans après la finale que personne n’a oubliée face à la Suisse en est une preuve supplémentaire.

« Nous voulons que cette finale soit un magnifique rendez-vous populaire, prévient le président de la FFT Bernard Giudicelli, une grande fête du tennis comme l’a été la rencontre face à la Serbie. » Pour ce faire, la Métropole Européenne de Lille (MEL) et la ligue des Hauts-de- France disposent d’un argument de choc : l’extraordinaire écrin constitué par le stade Pierre- Mauroy qui offre une capacité de quelque 27 000 spectateurs et une infrastructure des plus modernes, qui sait se sublimer en configuration tennis. « Il s’agit d’une enceinte sportive exceptionnelle, poursuit Bernard Giudicelli, qui détient le record d’affluence pour une finale de Coupe Davis (27 448 en 2014, N.D.L.R.). Et n’en doutons pas : il sera plein à craquer pour recevoir la Belgique et se transformer une nouvelle fois en chaudron ! »

Il y a deux joueurs très dangereux

Les hommes de Yannick Noah bénéficieront en effet d’un soutien de chaque instant, à l’image de ce que le public tricolore a donné à ses Bleus lors de la victoire face à la Serbie en septembre dernier. Vu l’enjeu (le titre) et l’identité des adversaires cette fois-ci (les Belges), l’atmosphère s’annonce même encore plus surchauffée. Parce que les supporters d’outre-Quiévrain sont d’une certaine façon un peu chez eux aussi à Lille, même si le public français est à n’en pas douter celui qui se fera le plus entendre pour porter son équipe vers un titre qu’elle attend depuis seize ans maintenant. « C’est fabuleux de jouer devant son public, s’enthousiasme le local de l’étape, Lucas Pouille. Ils seront tous derrière nous et on va essayer de rendre tout le monde heureux. »
Le joueur du TC Loon-Plage est rejoint par son coéquipier Pierre-Hugues Herbert sur l’aspect “bonus” qu’il y a à évoluer à domicile. « C’est le rêve de n’importe quel joueur de remporter la Coupe Davis à la maison, complète “P2H”, même s’il y aura plus de pression. »

Et sûrement aussi beaucoup d’adrénaline et d’intensité. Parce qu’il s’agit d’une finale donc, et parce que les Belges proposent une redoutable adversité aux Bleus. Historiquement d’abord : la France ne mène que d’une courte tête dans le face-à-face (4-3) tout en restant sur deux victoires, dont la dernière en 2001, justement, au premier tour de la dernière campagne victorieuse de l’équipe de France. Sportivement ensuite. Comme le résume Jo-Wilfried Tsonga : « Il y a deux joueurs très dangereux. » Et le Manceau de détailler : « On connaît tous David Goffin qui est capable de maintenir un tennis de très haut niveau pendant tout un weekend. »

De fait, depuis son retour d’une blessure à la cheville contractée à Roland-Garros, le Liégeois s’est remis à évoluer sur un nuage. Les dernières semaines, qui l’ont vu renouer avec le top 10 à la suite d’une florissante tournée asiatique, parlent à elles seules. Et il faut le croire sans retenue lorsqu’il proclame : « Je suis de retour à 100 % et j’ai toujours faim de victoires, envie de me battre. C’est très positif ."

« Mais, s’empresse d’ajouter “Jo”, il y a aussi Steve Darcis, qui a déjà fait des résultats exceptionnels en Coupe Davis. » Lors de la campagne 2015 notamment, où celui que son entourage surnomme “Shark” (requin) avait largement contribué à envoyer les Diables rouges en finale, déjà. Mais aussi, pas plus tard qu’au mois de septembre, quand il a offert – pour la cinquième fois de sa carrière – le point décisif à son équipe en muselant en trois sets l’Australien Jordan Thompson.

« Les Français, c’est une équipe de copains, prévient Steve Darcis, on les connaît tous. Je pense que c’est une finale rêvée pour les deux équipes. » Avant d’égrener les points forts des hôtes de cette finale. « On sait que les Français ont dix joueurs capables d’être dans les quatre, sourit le Belge. Ils ont une équipe exceptionnelle, ils ont un double incroyable, un capitaine qui a de l’expérience… Maintenant, nous, on a vécu une finale il y a deux ans, on va essayer de s’en servir pour ne pas commettre les mêmes erreurs. »

Autrement dit, comme le résume Yannick Noah : « Ça va être bien, cette finale France- Belgique… »

Myrtille Rambion