30/03/16

Quelle joueuse de tennis êtes-vous ? (IV)

Sandrine Copillet avec quelques-uns de ses élèves du TC Bonnieux
Portrait Pratiquant Enseignant

Le quatrième « opus » du rendez-vous mensuel de Mon Espace Tennis, "quel pratiquant êtes-vous ?", vous emmène à la rencontre de Sandrine Copillet, licenciée à La Ciotat Tennis-Club dans les Bouches du Rhône. Cette Normande, qui a mis cap du Sud, partage de sa vie de passionnée de tennis entre l’enseignement (à Bonnieux, Apt et Saint-Saturnin-les-Apt dans le Luberon) et la compétition (matches par équipes en Nationale 3 ou en individuel comme lors des derniers championnats de France 40 ans et plus).

Quand avez-vous commencé le tennis et pourquoi ?

A neuf ans, en 1983, à La Jeune France, un club d’Agon-Coutainville (Manche). C’est un petit village où mes grands-parents avaient une maison. J’y allais à chacune de mes vacances. Dans ce village de 2 000 habitants, il y avait pas moins de deux clubs de tennis avec chacun dix courts ! Quasiment tous les enfants du village jouaient au tennis, c’était le truc à la mode. Comme mon père et mon grand père étaient des mordus, j’étais tout le temps au club. Bon, pour être honnête, mes parents étaient un peu désespérés au début. En jouant contre un mur qui était pourtant très haut, je mettais toutes mes balles au-dessus. Ils ont longtemps pensé que je n’étais vraiment pas faite pour ça.

Qu'est-ce qui vous a plu en premier dans ce sport ?

Que le club soit un lieu social. On se retrouvait avec les copains, on jouait ensemble. Même si j’ai démarré à neuf ans, je m’y suis mis plus sérieusement deux ans plus tard. A un âge où les amis deviennent importants. Le tennis, c’était avant tout l’occasion de passer du temps avec les autres.

Aujourd'hui, à quel rythme jouez-vous ?

Je ne me suis jamais beaucoup entrainée en fait. J’ai toujours préféré l’adrénaline de la compétition. Ma période la plus dense en terme d’entrainements fut l’année de ma montée à -2/6. Je courrais et je m’entrainais deux fois par semaine. Et j’enchainais les tournois….

Quelle a été votre progression, justement ?

J’ai commencé à la compétition assez tard finalement, à 13 ans. Avant, je jouais au… foot. Mes parents m’avaient poussé vers plein de sports différents et je n’accrochais à rien. Le tennis, ça a vraiment démarré l’été de mes 13 ans. La première année, je suis montée 15/5. Puis 15/3, 15. C’est parce que je suis montée rapidement au classement que j’ai accroché à ce sport. Après, j’ai reçu une petite bourse du comité départemental de l’Orne. Comme c’est en tennis que j’ai eu mes meilleurs résultats, j’ai continué. Ca me valorisait, donc j’aimais bien (rires).

Plus tard, comment est née l’idée d’enseigner ?

Au début, je voulais être prof de sport. Mais après le bac, je n’ai pas été pris en STAPS ( Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) à Caen. Je ne savais donc pas quoi faire. Mais on m’a proposé de rejoindre le CREPS de Montpellier et de passer un monitorat de tennis. J’ai passé un test au mois de septembre et j’ai été retenue. On était 12, j’étais la seule fille. Et comme j’avais envie de partir dans le Sud et que ma soeur habitait Montpellier, ça été une bonne opportunité. J’ai donc passé ce monitorat en disant que j’allais reprendre mes études derrière. Mais une fois au CAPES, j’ai réalisé que je n’avais pas envie de quitter le Sud et il y avait de très fortes chances que mon ou mes premiers postes de prof m’envoient bien plus au Nord, en région parisienne par exemple. Le plus simple pour rester au soleil, c’était de me lancer définitivement dans l’enseignement du tennis.

Avez-vous une tenue et une raquette préférées ?

Non. Je ne suis pas du tout fétichiste ou superstitieuse. Mais il y a une raquette que j’adorais, c’est la Prestige de Head. Sauf qu’elle était très difficile à jouer. Je ne l’ai donc pas utilisée très longtemps. C’était un petit tamis, il fallait être très précis et elle était un peu lourde. D’ailleurs, je me suis blessée avec, j’ai eu un tennis elbow.

Avez-vous un endroit rêvé pour jouer ?

J’ai joué pendant dix ans au Saint-Raphaël Country Club. C’est un endroit de rêve. Les « terre battue », le club, le cadre, tout y est magnifique. Même l’arrivée au club avec les palmiers !

Quel serait votre partenaire ou adversaire idéal ?

Mon idole, c’était Yannick Noah. Alors va pour Yannick !

Quel est votre meilleur souvenir sur un court ?

Un tournoi m’a marqué, c’est celui que j’ai gagné en Corse. C’était la première fois que j’y allais et c’est lors de ce tournoi que j’ai fait ma première perf, à -15. Et par équipes, j’ai gagné le Championnat de France universitaire avec le STAPS de Montpellier, en 2000, à Poitiers.

Quels est votre coup préféré ?

Mon revers. Ce n’est pas un coup très fort mais il est régulier.

Quels sont vos joueurs et joueuses préférés ?

Chez les messieurs, Roger Federer, le plus beau joueur au monde, et Sergeï Stakhovsky, dont j’aime la technique très propre. Chez les dames, je ne sais pas trop car je ne regarde plus beaucoup le tennis féminin. Cela dit, j’aime bien Samantha Stosur. Je la trouve assez créative. Mais en même temps, quelle fébrilité !

(Christophe Thoreau)