30/07/19

Six domaines dans lesquels vous progresserez en flèche grâce au beach-tennis

beach-tennis progression technique

C'est un sport "fun", ludique, physique et de saison ! Si ce n'est pas déjà fait, ne manquez pas une occasion de vous lancer au beach-tennis. Soit vous n'en démordrez plus, soit vous y trouverez un complément excellent si ce n'est idéal au tennis. Voici 6 domaines dans lesquels le beach-tennis saura particulièrement vous faire progresser.   

 

1/ Les coups au-dessus de la tête

Surtout le smash, le coup présentant le plus de similitudes techniques avec le tennis. Avec en sus quelques "pièges" au sol (sable) et dans le ciel (soleil) qui complexifient l'exercice et le rendent d'autant plus efficace. On a rarement vu un bon beacheur mauvais smasheur !

Le service et la volée sont les deux autres coups de base se rapprochant du tennis, mais avec "quelques adaptations techniques liées au fait que le filet est plus haut et le terrain plus court, précise Jérôme Maillot, professeur de tennis et de beach-tennis à l'académie des Coqs Rouges, à Gradignan, par ailleurs sélectionneur de l'équipe de France de beach. Au service, la boucle est plus compacte et la trajectoire est plus kickée."

A la volée, "la prise de balle se fait plus devant notamment côté coup droit", complète son "poulain" Théo Irigaray, sacré en 2018 champion de France et d'Europe avec Mathieu Guegano, mais aussi champion du monde en mixte avec l'Italienne Nicole Nobilé.

 

2/ La puissance du bas du corps

L'effort musculaire exigé par le beach-tennis n'a rien à voir avec celui du tennis : "Le fait de travailler dans le sable est très coûteux en énergie et demande une puissance musculaire supplémentaire, souligne Paul Quétin, coordinateur national de l'entraînement physique à la FFT. Il y a des fentes, des étirements, des sauts… La contribution musculaire est très importante, plus qu'en tennis où la fatigue intervient au bout d'une heure, une heure et demie."

Qui dit plus de puissance, dit plus de vitesse et de vélocité. Une sensation dont vous aurez tôt fait d'explorer des bienfaits très palpables. "A chaque fois que je rejoue au tennis après une période de beach, je me sens beaucoup plus réactif dans mes démarrages", confirme Jérôme Maillot, qui a été classé 3/6 au tennis et dans le top 5 français au beach.

 

3/ L'explosivité

Jérôme Maillot

C'est en grande partie lié à ce qui est expliqué au paragraphe précédent, mais aussi à la physionomie du beach qui, du moins dans sa version prédominante (c'est-à-dire en double), propose des séquences de jeu exigeant une grande rapidité d'exécution.  "Physiquement, on n'est pas dans la même filière qu'au tennis qui est davantage basé sur l'endurance, détaille Théo Irigaray. Au beach, ce sont des séquences courtes et nerveuses de 3-4 secondes, qui nécessitent beaucoup d'explosivité."

Une explosivité du haut comme du bas du corps bien utile ensuite dans les séquences requises au tennis, quand il s'agit d'accélérer le bras ou d'aller chercher une amortie.

 

4/ L'œil

Théo Irigaray

Au beach-tennis, les échanges sont généralement assez courts – 4 ou 5 frappes - mais intenses. Il n'y a guère de "round" d'observation, les joueurs rentrent rapidement dans le vif du sujet dans un mano-à-mano assimilable à un assaut d'escrime : attaque, parade, attaque, défense, attaque, bingo ! "Au beach, plus vous jouez la balle tard et loin du filet, plus c'est compliqué, synthétise Jérôme Maillot. Le but est de gagner du temps sur l'adversaire. Pour cela, il faut prendre la balle tôt, couper les trajectoires… Cela nécessite beaucoup de réactivité, ce qui permet de travailler son œil et ses réflexes."

D'autant que la balle circule très vite et que la distance entre les rivaux est courte. Il faut ouvrir l'œil et le bon.

 

5/ La concentration

On vient de le dire, tout va très vite au beach-tennis : pas le temps de flâner en admirant les vagues et en humant l'air du large ! Il convient d'être en permanence aux aguets. "On n'a pas le droit à l'erreur, dans l'échange comme dans la gestion du match puisqu'on est sur des formats courts, confirme Théo Irigaray. Rappelons également qu'il n'y a qu'une balle de service. Il faut être tout le temps présent, cela développe la concentration."

C'est d'autant plus vrai qu'il faut composer avec un environnement festif, musical et estival, ce qui participe énormément au charme du beach mais peut également distraire les joueurs. "Comme les échanges et les matches sont courts, on n'est généralement pas trop fatigué physiquement à la fin d'un match mais on l'est beaucoup plus nerveusement", confirme Jérôme Maillot.

 

6/ La prévention des blessures

Le sable ne vous facilitera peut-être pas la tâche dans les sauts et les déplacements (surtout arrières), mais vos articulations, en revanche, vous remercieront ! "Le sable amortit tous les chocs donc il n'y a quasiment pas de blessure, on peut ainsi enchaîner les matchs sans difficulté sur le plan physique", explique Jérôme Maillot.

Paul Quétin abonde : "Il n'y a pas de chocs, pas de contraintes articulaires et comme on est sur un petit périmètre, ce n'est pas très sollicitant sur le plan cardiovasculaire malgré l'intensité des échanges."

Rajoutons, comme on l'a dit, un développement musculaire accru sur le bas du corps doublé d'un travail de proprioception au niveau des chevilles : le beach-tennis permet ainsi un renforcement global sur le plan musculaire et tendineux, qui vous rendront plus fort et plus solide.

(Rémi Bourrieres)